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| En
tant qu’être humains nous nous posons tous, tôt ou tard,
des questions existentielles concernant notre vie |
- Est-ce que je veux vivre ? Pourquoi
?
- Quel sens y aurait-il à
ma vie ?
- Et comment, dans quelle condition
matérielle, sociale, relationnelle, psychologique, morale,
est-ce que je veux vivre ?
- Et puis, qu’est-ce que je suis disposé
à faire pour obtenir ses conditions de vie, pour
moi et pour d’autres ?
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| En tant qu’être humains nous aspirons
tous, et cela depuis toujours, à dépasser la douleur
et la souffrance sur le plan personnel et social. |
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En d’autres termes, l’aspiration de fond de l’humanité est
d’aller vers le bonheur, le bien-être
croissant.
Tout le monde voudrait être
heureux ! Il n’y a pas une seule personne
qui sciemment met en place un tas d’actions avec l’objectif d’aller
mal, de faire grandir une douleur, une peine.
Personne n’entreprendrait des actions avec l’objectif de se rendre
plus faible ou plus triste, mais plutôt l’inverse, elle fait
un tas de choses avec l’espoir ou la
croyance d’aller mieux, de s’approcher
à un état qu’on pourrait appeler bonheur.
Au fond, chaque être humain souhaite le bonheur, en d’autres
termes, on pourrait dire que chacun voudrait
avoir la paix, la force et la joie dans sa vie et autour
de soi, même si elle l’exprime avec des mots différents
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Précisons un peu plus... |
| Faire
grandir la paix dans notre vie... |
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C’est faire grandir la paix en nous-même
et dans nos relations autour de nous, l’entourage proche (famille,
amis, collègues…) ou l’entourage plus étendu tel que
notre milieu social (jeunes, femmes, immigrés, étudiants….)
ou bien le quartier dans lequel nous
vivons, la ville, le pays, le monde, selon jusqu’où va notre
sentiment « d’appartenance ».
La paix intérieure n’est pas
un concept mais une expérience intérieure,
un état qui est vécu comme une profonde sensation
de détente et d’unité, le contraire d’un état
dans le quel on se sent agité, tendu, tiraillé, divisé,
plein de frustrations et de ressentiments, etc…
Lla paix sociale n’est pas un concept
non plus mais un comportement concret,
des relations dans lesquelles règnent la communication, la
confiance, la tolérance, le respect, la coopération,…au-delà
des différences. Le contraire des clans, des rivalités,
des bandes, des guerres de toutes sortes, du chacun pour soi.
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| Faire
grandir notre force intérieure... |
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C’est faire grandir nos repères, nos références
internes, en tant qu’individu et tant que peuple, c’est pouvoir
prendre des décisions, agir, plannifier notre vie…
selon nos valeurs et aspirations profondes, selon nos vraies
nécessités, selon nos qualités et notre
style particulier
La force
intérieure sur le plan personnel veut dire qu’on dirige
sa vie au lieu de la subir, qu’on a la force de se
remettre en question et de se renouveler si nécessaire,
qu’on a ses propres critères de cohérence au lieu
d’être influençable, dépendant du regard des
autres ou des événements. Ca veut dire qu’on ne
se décourage pas, qu’on ne se sent pas impuissant
et pleins de doutes face à la première difficulté….
C’est le registre de liberté intérieure
au-delà des événements extérieurs, au-delà
des résultats immédiats.
La force sociale, c’est un peuple dans
lequel il y a l’union et la solidartité
sociale, c’est mettre en valeur le meilleur de sa culture,
une société est forte quand ses priorités sont
la santé physique et psychique, l’éducation de haut
niveau pour tous, c’est aussi l’indépendance
économique, politique…
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| Faire
grandir la joie... |
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C’est avoir un tréfonds d’optimisme
et de sérénité.
Sur le plan personnel et social,
cette joie est présente quand on a une direction
de vie claire, un futur ouvert,
quand on a des projets pour l’avenir
qui ne sont pas « du remplissage » ou des « résolutions
de problèmes », mais quand on sent que l’on construit
son avenir et que l’on aime cette réalité
qu’on construit.
Mais la réalité d’aujourd’hui
n’est pas celle de la paix, de la force et de la joie croissante,
mais plutôt de violence et de guerres petites et grandes à
tous niveaux, beaucoup de désorientation, de sentiments d’impuissance
et d’échec, une morosité, un pessimisme, voire un
cynisme et nihilisme qui augmentent quotidiennement chez les individus
et les peuples.
Pour comprendre ce décalage
entre les aspirations et la réalité présente,
nous allons étudier d’un peu plus près le
fonctionnement de l’être humain, ensuite le fonctionnement
de notre société avec ses valeurs, croyances et propositions
pour « être heureux »
et enfin les propositions du Nouvel Humanisme
sur le plan personnel et social.
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