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Les
3 voies de la souffrances (tiré
du livre de la communauté) |
- Souffrance par le souvenir,
frustration du passé : Lorsque l’on regarde sa vie avec
une sensation d’échec (j’ai pas réussi, j’ai mal
fait…), avec le regret (j’aurais dû, c’est trop tard…),
avec le ressentiment (je ne pourrais jamais lui pardonner, me
pardonner….d’avoir trahi, abandonné, fait telle injustice
ou humiliation…)
- Souffrance par la sensation,
désorientation actuelle : Lorsque on ne sait pas ce qu’on
doit faire ou pourquoi on fait ce qu’on fait, quand on fluctue
selon les conjonctures, quand notre vie est déterminée
par ce que pensent les autres. Lorsqu’on a un registre de désorientation
et la sensation que l’on ne dirige pas sa propre vie
- Souffrance par imagination,
peur du futur : Lorsque l’on projettent dans l’avenir un ensemble
de choses négatives. Et quand beaucoup de personnes sont
dans cet état, nous pouvons parler d’un phénomène
social, même si chaque personne le vit de manière
individuelle et de façon particulière (avec son
« folklore » personnel », ses arguments, ses
circonstances….)
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Qu'est
ce que le système nous propose ? |
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Il nous propose des choses contradictoires : d’une part
il nous dit que la souffrance est inévitable,
un « mal » nécessaire, donc d’une part la souffrance
n’est pas remise en question idéologiquement et d’autre
part il « faut » être heureux, beau et en forme
!
Alors on nous propose de compenser
nos carences et nos frustrations en obtenant du succès avec
ce que nous appelons « les sens
provisoires ».
Selon la force de ces carences surgira
une conduite compensatoire
canalisée dans des aspects qui n’ont rien à voir avec
l’essentiel de la vie humaine, mais qui vont nous enchaîner
fortement. La compensation sera proportionnelle
à la force de la souffrance ou de la carence.
C’est de ce point de vue que nous pouvons parler de sens provisoires.
Des choses que nous faisons, qui nous entretiennent, qui nous plaisent,
mais qui finalement nous laissent le registre qu’ils pourraient
être remplacer par d’autres, qui manquent
de profondeurs. Des actes qui nous laissent un goût
de vide.
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Liens entre la souffrance sociale et ma propre souffrance ! |
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Le système croit dans la souffrance,
accepte la souffrance, tire avantage de la
souffrance et propose un style de vie compensatoire basé
sur la revanche, l’affirmation et la sécurité.
Le problème aujourd’hui est devenu très
grave parce que même le système de
compensation ne fonctionne plus
dans notre pays : la culpabilité
de ne rien faire chez soi a été compensé
par exemple par « l’humanitaire »,
mais cela commence a montrer ses limites, les différents
échecs sociaux n’ont pas été
intégrés ce qui ferme
complètement le futur car les gens «
ne veulent pas se faire des illusions », sous-entendu qu’on
sera de toute manière déçus, alors non seulement
on s’engage dans aucun combat constructif,
mais on fait la « chasse aux sorcières » et
on détruit tout ce qui pourrait surgir et
porter un nouvel espoir.
Concernant la désorientation,
il est de plus en plus difficile
de s’affirmer positivement dans le système, et chaque
pays a de plus en plus de mal à s’affirmer dans le monde,
alors c’est l'affirmation par le négatif,
le surgissement des « anti-héros », l’important
est d’être fort et de gagner, même si on est un «
salop » !
En réalité, au lieu de s’appuyer
sur les qualités telles que la sensibilité,
la gentillesse et l’idéalisme, et construire dessus des comportements
sociaux, elles sont considérés
comme des défauts et des pièges
qu’il faut refouler.
Sur le plan politique, les gens n’en peuvent
plus de s’identifier avec des politiciens mous et incapables
qui rappellent trop cruellement leurs propres faiblesses et concessions,
et de plus en plus de gens finissent par s’identifier au fascistes
qui eux s’affirment sans concessions !
Quant à la sécurité,
elle est de plus en plus ébranlée !
On se marie en sachant
d’avance qu’on va divorcer,
on fait des économies avec la peur
qu’à n’importe quel moment un crash
boursier pourrait tout anéantir, on travaille
en attendant la retraite sachant qu’on ne touchera rien, on fait
des manifs sachant qu’on gagnera pas
nos revendications, on essaye de manger bio par peur de la
vieillesse, de la maladie et de la mort, mais même
les aliments bio commencent à ne
plus être fiables……
Alors c’est la souffrance
« nue » de plus en plus insupportable,
car elle n’est plus compensée de manière efficace.
Il ne faut donc pas s’étonner que de
plus en plus de gens « craquent ».
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L'espoir surgit de l'Etre Humain ! |
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Mais en même temps, quand on a perdu toute illusion dans la
compensation il y a aussi un autre
phénomène qui se met en marche et
qui nous intéresse particulièrement : certains commencent
à chercher ailleurs,
en eux-mêmes, à se connecter
avec leur réelles nécessités
et aspirations et
trouvent des réponses nouvelles
en eux-mêmes.
Pour le Nouvel Humanisme, c’est un bon moment, car au contraire
du système, le Nouvel Humanisme
croit dans l’être humain, dans l’intentionnalité
humaine, affirme sa capacité de dépasser
la souffrance, son droit au bonheur et par conséquent sa
capacité de se transformer soi-même et le monde.
Afin de rompre avec la tendance violente et destructrice du moment,
ce travail de transformation personnelle doit être complété
par l’action de transformation sociale
ayant pour but de faire grandir la paix, la force et la joie dans
la vie des individus et de leur entourage proche ainsi que dans
leur milieu, pays, continent…
Pour cela il est indispensable de
construire un réseau planétaire sans limites géographiques
ni de limites numériques.
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Le Nouvel Humanisme: Un mouvement en action ! |
La façon d’agir des humanistes dans le monde se résume
dans la phrase suivante:
« Ce que j'apprend, je le transmets,
et si j’améliore ma situation, alors je dois aussi travailler
pour améliorer celle des autres »
- Notre action n’est pas une simple activité de charité,
car d’après nous, la charité
produit la dépendance et non pas la dignité
chez les bénéficiaires.
La charité ne crée pas de conditions réelles
pour un développement personnel et social viable.
C’est pourquoi nous basons notre action sur le volontariat
et la coopération.
- Cette construction doit être rapide et à long terme,
pour être efficace et durable.
- Toutes les actions sont non-violentes
et actives et nous
n'admettons aucune dérogation à cette qualité
fondamentale, quel que soit le continent.
- Comme nous voulons l'égalité et la fraternité
entre êtres humains, cela implique respect, dignité
et autonomie dans les actions humanistes, alors tout ce fait dans
la coopération
et la réciprocité.
- Nous sommes présents dans plus de 100 pays et sur les
5 continents
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Objectifs du Mouvement Humaniste : |
- Donner une direction positive
au changement global qui s’approche à grande
vitesse. C’est ainsi que nous développons des actions afin
de construire une véritable société humaine
.
- Contribuer à la transformation
d’un système social primitif marqué
par la marginalisation. Ce qui n’est possible que par la changement
des structures actuelles en structures non-violentes.
- Favoriser la participation sociale
et améliorer les échanges interpersonnels dans les
quartiers, les lieux de travail, dans les milieux éducatifs
ou dans le milieu immédiat
.
- Faire diffuser l’information
à travers la production de revues, de matériels
audiovisuels, de journaux de quartier, de productions littéraires
artistiques.
- Promouvoir simultanément
le développement personnel
et le développement social
- Amener les individus à
une prise de conscience croissante concernant
les facteurs qui déshumanisent notre société,
tels que la dégradation de notre environnement, la violence
bureaucratique, la corruption.
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