La tranformation sociale: le dépassement de la souffrance et le bonheur croissant.

Charles
 
Les 3 voies de la souffrances (tiré du livre de la communauté)

  • Souffrance par le souvenir, frustration du passé : Lorsque l’on regarde sa vie avec une sensation d’échec (j’ai pas réussi, j’ai mal fait…), avec le regret (j’aurais dû, c’est trop tard…), avec le ressentiment (je ne pourrais jamais lui pardonner, me pardonner….d’avoir trahi, abandonné, fait telle injustice ou humiliation…)
  • Souffrance par la sensation, désorientation actuelle : Lorsque on ne sait pas ce qu’on doit faire ou pourquoi on fait ce qu’on fait, quand on fluctue selon les conjonctures, quand notre vie est déterminée par ce que pensent les autres. Lorsqu’on a un registre de désorientation et la sensation que l’on ne dirige pas sa propre vie
  • Souffrance par imagination, peur du futur : Lorsque l’on projettent dans l’avenir un ensemble de choses négatives. Et quand beaucoup de personnes sont dans cet état, nous pouvons parler d’un phénomène social, même si chaque personne le vit de manière individuelle et de façon particulière (avec son « folklore » personnel », ses arguments, ses circonstances….)

 
Qu'est ce que le système nous propose ?


Il nous propose des choses contradictoires
: d’une part il nous dit que la souffrance est inévitable
,
un « mal » nécessaire, donc d’une part la souffrance n’est pas remise en question idéologiquement et d’autre part il « faut » être heureux, beau et en forme !
Alors on nous propose de compenser nos carences et nos frustrations en obtenant du succès avec ce que nous appelons « les sens provisoires ».

Selon la force de ces carences surgira une conduite compensatoire canalisée dans des aspects qui n’ont rien à voir avec l’essentiel de la vie humaine, mais qui vont nous enchaîner fortement. La compensation sera proportionnelle à la force de la souffrance ou de la carence.
C’est de ce point de vue que nous pouvons parler de sens provisoires.
Des choses que nous faisons, qui nous entretiennent, qui nous plaisent, mais qui finalement nous laissent le registre qu’ils pourraient être remplacer par d’autres, qui manquent de profondeurs. Des actes qui nous laissent un goût de vide.

 
Liens entre la souffrance sociale et ma propre souffrance !


Le système croit dans la souffrance, accepte la souffrance, tire avantage de la souffrance et propose un style de vie compensatoire basé sur la revanche, l’affirmation et la sécurité.

Le problème aujourd’hui est devenu très grave parce que même le système de compensation ne fonctionne plus dans notre pays : la culpabilité de ne rien faire chez soi a été compensé par exemple par « l’humanitaire », mais cela commence a montrer ses limites, les différents échecs sociaux n’ont pas été intégrés ce qui ferme complètement le futur car les gens « ne veulent pas se faire des illusions », sous-entendu qu’on sera de toute manière déçus, alors non seulement on s’engage dans aucun combat constructif, mais on fait la « chasse aux sorcières » et on détruit tout ce qui pourrait surgir et porter un nouvel espoir.

Concernant la désorientation, il est de plus en plus difficile de s’affirmer positivement dans le système, et chaque pays a de plus en plus de mal à s’affirmer dans le monde, alors c’est l'affirmation par le négatif, le surgissement des « anti-héros », l’important est d’être fort et de gagner, même si on est un « salop » !

En réalité, au lieu de s’appuyer sur les qualités telles que la sensibilité, la gentillesse et l’idéalisme, et construire dessus des comportements sociaux, elles sont considérés comme des défauts et des pièges qu’il faut refouler.
Sur le plan politique, les gens n’en peuvent plus de s’identifier avec des politiciens mous et incapables qui rappellent trop cruellement leurs propres faiblesses et concessions, et de plus en plus de gens finissent par s’identifier au fascistes qui eux s’affirment sans concessions !
Quant à la sécurité, elle est de plus en plus ébranlée !
On se marie en sachant d’avance qu’on va divorcer, on fait des économies avec la peur qu’à n’importe quel moment un crash boursier pourrait tout anéantir, on travaille en attendant la retraite sachant qu’on ne touchera rien, on fait des manifs sachant qu’on gagnera pas nos revendications, on essaye de manger bio par peur de la vieillesse, de la maladie et de la mort, mais même les aliments bio commencent à ne plus être fiables……

Alors c’est la souffrance « nue » de plus en plus insupportable, car elle n’est plus compensée de manière efficace. Il ne faut donc pas s’étonner que de plus en plus de gens « craquent ».

 
L'espoir surgit de l'Etre Humain !


Mais en même temps, quand on a perdu toute illusion dans la compensation il y a aussi un autre phénomène qui se met en marche et qui nous intéresse particulièrement : certains commencent à chercher ailleurs, en eux-mêmes, à se connecter avec leur réelles nécessités et aspirations et trouvent des réponses nouvelles en eux-mêmes.

Pour le Nouvel Humanisme, c’est un bon moment, car au contraire du système, le Nouvel Humanisme croit dans l’être humain, dans l’intentionnalité humaine, affirme sa capacité de dépasser la souffrance, son droit au bonheur et par conséquent sa capacité de se transformer soi-même et le monde.

Afin de rompre avec la tendance violente et destructrice du moment, ce travail de transformation personnelle doit être complété par l’action de transformation sociale ayant pour but de faire grandir la paix, la force et la joie dans la vie des individus et de leur entourage proche ainsi que dans leur milieu, pays, continent…

Pour cela il est indispensable de construire un réseau planétaire sans limites géographiques ni de limites numériques.

 
Le Nouvel Humanisme: Un mouvement en action !

La façon d’agir des humanistes dans le monde se résume dans la phrase suivante:

« Ce que j'apprend, je le transmets, et si j’améliore ma situation, alors je dois aussi travailler pour améliorer celle des autres »

  • Notre action n’est pas une simple activité de charité, car d’après nous, la charité produit la dépendance et non pas la dignité chez les bénéficiaires.
    La charité ne crée pas de conditions réelles pour un développement personnel et social viable.


    C’est pourquoi nous basons notre action sur le volontariat et la coopération.

  • Cette construction doit être rapide et à long terme, pour être efficace et durable.
  • Toutes les actions sont non-violentes et actives et nous n'admettons aucune dérogation à cette qualité fondamentale, quel que soit le continent.
  • Comme nous voulons l'égalité et la fraternité entre êtres humains, cela implique respect, dignité et autonomie dans les actions humanistes, alors tout ce fait dans la coopération et la réciprocité.
  • Nous sommes présents dans plus de 100 pays et sur les 5 continents

 
Objectifs du Mouvement Humaniste :

  • Donner une direction positive au changement global qui s’approche à grande vitesse. C’est ainsi que nous développons des actions afin de construire une véritable société humaine
    .
  • Contribuer à la transformation d’un système social primitif marqué par la marginalisation. Ce qui n’est possible que par la changement des structures actuelles en structures non-violentes.

  • Favoriser la participation sociale et améliorer les échanges interpersonnels dans les quartiers, les lieux de travail, dans les milieux éducatifs ou dans le milieu immédiat
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  • Faire diffuser l’information à travers la production de revues, de matériels audiovisuels, de journaux de quartier, de productions littéraires artistiques.

  • Promouvoir simultanément le développement personnel et le développement social

  • Amener les individus à une prise de conscience croissante concernant les facteurs qui déshumanisent notre société, tels que la dégradation de notre environnement, la violence bureaucratique, la corruption.

 

  Avec l'appui du centre des Cultures Humanistes (be) . . . e-mail